Répondre à : plusieurs cordes à son arc

Accueil Forums Idées plusieurs cordes à son arc Répondre à : plusieurs cordes à son arc

#597
CathDouze
Participant

Je rejoins « cbibi ».

Un savoir-faire est une connaissance ou une compétence partageable. Ce n’est pas un ouvrage (dans le sens de travail effectif). Tout le monde possède des savoir-faire et peut les partager avec qui le souhaite : nous avons tous à apprendre les uns des autres.

Donc dans ce contexte, la notion de handicap n’entre pas en ligne de compte. C’est un sujet que je connais bien puisque je suis moi même handicapée. Mais le fait de l’être ne m’empêche pas d’avoir des savoir-faire et de pouvoir les partager, dans la mesure de mes possibilités physique, énergétique et sensorielle.

Quelqu’un qui est capable d’écrire un commentaire possède au moins le savoir-faire d’écrire.

Mais cela ne signifie pas qu’il soit tenu d’écrire pour autrui et personne ne l’oblige à enseigner cela.

Il ne faut pas confondre « savoir-faire » et « faire » : c’est tout à fait autre chose. Pour donner un exemple, je connais des choses en matière de jardinage et je peux partager mon savoir-faire en la matière (fournir un conseil, partager une connaissance), mais mon état de santé ne me permet pas de réaliser des travaux de jardinage (le « faire » que j’évoque au début de ce paragraphe).

Ainsi, un paraplégique en fauteuil roulant possède des savoir-faire et peut les partager, idem pour un sourd, un aveugle, un autiste, un porteur de quelque trouble invalidant… ou tout autre condition physico-neuro-sensorielle. Sauf pour de très rares cas de personnes totalement privées de leurs moyens d’interagir avec leur environnement (dans le coma, par exemple), toute personne possède des savoir-faire et peut les partager, pourvu qu’une interface permette l’interaction (s’il en faut une pour cela). Cela suppose évidemment qu’il y ait une intention réciproque, une nécessité à déceler, un émetteur et un récepteur pour la transmission de ces savoir-faire.

Et enfin, si je ne peux pas tout faire, je peux fournir à autrui matière à faire, dans la limite de mon expérience, de mes connaissances et de mes savoir-faire transmissibles.

Nous sommes tous concernés, avec ou sans handicap. Le contexte joue aussi, mais c’est une autre histoire qui pourrait aussi être développée à l’occasion, mais là n’est pas le sujet.