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#1742
CathDouze
Participant

J’ai vécu quelque chose de semblable, mais en 2013 et je suis en rémission depuis. Néanmoins, vu que c’est un type de cancer qui fait partie de ceux qui reviennent souvent, même des décennies après, je sais que si cela m’arrive, je serai dans la même situation que cette jeune femme. Elle est très courageuse de témoigner alors qu’elle est en plein dans la tourmente. Je pense même que dans ces situations, l’adversité peut booster la rage de se battre. Quand on a un fort tempérament, comme elle ou moi, les obstacles deviennent des combats.

J’avais déjà eu, en 2013, une altercation avec un médecin qui voulait m’imposer un traitement que je refusais parce que je savais qu’il me nuirait. Ce traitement m’avait été décrit, avec une solide description (chiffrée) de la balance bénéfices/risques, qui était plus proche du risque que du bénéfice, par un oncologue (professeur retraité) proche de ma famille. Le fait de refuser ce traitement m’avait valu des réflexions désagréables (de la part d’un chirurgien), pour ne pas dire pire mais vu que la personne s’était excusée ensuite, je mets ça sur le compte de son émotivité. Toujours est-il que cette affaire avait bien failli me faire jeter l’éponge et décider de laisser ce cancer m’achever, plutôt que de céder aux intimidations. Je suis de ces « fêlés » qui préfèrent se laisser dévorer par une maladie plutôt que de se conformer à des règles arbitraires et toxiques (dans tous les sens du terme).

Je me retrouve maintenant dans une situation moins grave que Stéphanie, mais je sais qu’en cas de retour de la maladie, je n’aurai d’autre choix que de compter sur la chance pour sauver ma peau par mes propres moyens. Percluse de contre-indications pour ce « vaccin » alors que je serais « à risques » selon la doxa, devant être suivie annuellement et à vie pour s’assurer que ça ne revienne pas, je sais que si ces opérations de harcèlement envers les patients que sont ces « laisser-passer » vaccinaux, je n’accèderai pas à mon centre d’examens. Ma prochaine « écho-mammo » aura lieu en mars prochain… normalement, c’est à dire si cet absurde « pass » disparaît une fois pour toutes.

N’ayant qu’une seule narine « opérationnelle » et une cloison nasale endommagée suite accident et chirurgie, toute intrusion d’un écouvillon serait dangereuse dans mon cas. Il est donc hors de question que ce type d’outil de dépistage soit utilisé. Là aussi, nous avons un point commun supplémentaire.

Alors je pourrais dire que d’une certaine façon, je vis cloitrée en attendant que ce délire collectif prenne fin et en croisant les doigts pour qu’aucune alerte me concerne avant la fin de cette crise totalitaire.

Pour le moment, tout va bien. Tout va bien dans mon coin de campagne où je me suis retirée de ce monde de dingues, même si j’ai encore parfois besoin de la médecine.

Stéphanie va vivre une intervention lourde vendredi. Je sais que c’est dur, douloureux et qu’il faut du temps, de la patience et des soins pour s’en rétablir. Cela peut mettre des années, il faut le savoir, s’y préparer, ne pas se décourager. Je lui souhaite donc le meilleur : les temps qui suivent, une fois les séquelles dépassées, ont une saveur inconnue auparavant. Il faut en profiter au maximum et ne laisser personne se mêler de nos vies ni de la façon dont on choisit de vivre, après cela.

Quand une personne a eu un tel cancer ou une maladie lourde, nul ne devrait l’empêcher de décider de ce qui est bon – ou pas – pour elle-même. Jamais.

Ces médecins qui s’érigent en donneurs de leçons n’ont aucune dignité : ils sont là pour nous aider, ils ont prêté serment. On leur doit un respect proportionnel à celui qu’ils accordent au malade… ou pas.